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Par : boobi
Publié : 23 juillet 2010

Retraite passe en juillet...

Facile quand les français sont en vacances...

Au bout de trois jours de travaux qui se sont déroulés dans une ambiance tendue, le projet de loi sur la réforme des retraites a été adopté par la commission des Affaires sociales. Mesure phare du projet : le relèvement de l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans. « C’est un succès, cela ne pouvait pas mieux se passer », s’est félicité le ministre du Travail, Eric Woerth.

Le relèvement de l’âge légal de 60 à 62 ans, la pénibilité et l’épargne-retraite ont été les grands points d’accrochage majorité/opposition, a résumé le président de la commission, Pierre Méhaignerie (UMP). Au total, sur plus 400 amendements, « 108 amendements ont été acceptés, dont 45 vrais amendements, un quart venant de l’opposition ».

« Le gouvernement n’a accepté aucune remise en cause de son projet de loi », a déploré la députée PS Marisol Touraine. « Rien n’est dit sur le financement de la retraite, les polypensionnés, la pénibilité ». Impuissante à se faire entendre en commission, la gauche compte du coup sur la réussite de la journée intersyndicale du 7 septembre contre les principaux points de la réforme. Le député PCF Roland Muzeau veut « des millions et des millions de travailleurs dans les rues ». « Les Français diront au gouvernement qu’ils n’ont pas confiance dans la politique qu’il propose pour sauvegarder leur retraite », a ajouté Mme Touraine.En réponse, Eric Woerth a estimé que cette réforme-clé du quinquennat ne devait pas faire l’objet de ce type de « rapport de force ».
« Que ceux qui viennent nous les briser menu... »

« Il y a une retraite pour pénibilité », s’est félicité Eric Woerth, évoquant le maintien du départ à 60 ans pour les salariés ayant un taux d’incapacité de 20% du fait d’une usure professionnelle constatée. « On peut aller plus loin », a-t-il ajouté, évoquant « des facteurs de pénibilité » individuels « qui peuvent être pris en compte ».De nouvelles discussions entre le gouvernement et les partenaires sociaux devraient avoir lieu en août, avec des concessions, notamment sur le dossier sensible « Le débat se poursuit. Nous reverrons les syndicats à la fin de l’été. Je reverrai le président de la République et le Premier ministre pour obtenir des arbitrages », a-t-il précisé.

Le ministre du Travail a reconnu que le PS avait des « propositions », mais des « propositions d’augmentation d’impôts et des taxes. C’est une possibilité, mais à côté de la plaque », a-t-il taclé. Jeudi, les débats se sont d’ailleurs tendus après la sortie hasardeuse de Dominique Paillé. « Que ceux qui viennent nous les briser menu avec des considérations honteuses se regardent avant de venir dans le débat », a déclaré le porte-parole adjoint de l’UMP. Les députés PS ont immédiatement dénoncé « un vocabulaire de voyou » et des « propos orduriers ».

La députée UMP Valérie Rosso-Debord a dénoncé des « propos outranciers » qui « n’ont pas forcément leur place dans le débat politique ». « Je n’ai pas entendu que des choses sympathiques de la part du PS ces dernières semaines », a répondu de son côté Eric Woerth - allusion voilée à l’affaire Bettencourt, qui a parasité les débats.

(Sources : 20 minutes)